Dimanche 5 juillet 2009

 

Travail dominical : ouvrir plus longtemps ne fait pas consommer plus…


Le gouvernement veut autoriser le travail dominical («sur la base du volontariat et pour un salaire payé double») et annonce sa volonté imminente de légiférer. L'économiste Xavier Timbeau (OFCE) a évalué une telle mesure: «Ouvrir plus longtemps ne fait pas consommer plus.»


Dans le film culte de Jules Dassin, Ilya, prostituée œuvrant sur le port d'Athènes, ne travaillait jamais le dimanche. Aujourd'hui, d'après l'enquête emploi, près d'un tiers des salariés français déclarent travailler le dimanche occasionnellement et près d'un français actif sur 6 le fait régulièrement. Comme dans la plupart des pays, le travail du dimanche est encadré par des législations complexes et contraignantes (voir ici), limité à certains secteurs (en France, le commerce alimentaire, les métiers de l'hôtellerie et de la restauration, l'industrie à feu continu, les services de santé ou de sécurité, les transports, à certaines zones (touristiques) ou soumis à une autorisation municipale ou préfectorale pour un nombre limité de jours dans l'année. Régulièrement cette législation plus que centenaire, mais déjà largement amendée aux réalités et aux nécessités de l'époque, est remise en cause.


Pour les promoteurs du travail du dimanche, plus d'activité, plus d'emploi et plus de bien être sont à attendre (voir la «décision 137» de la commission Attali pour la libération de la croissance). L'expérience du terrain indique que le chiffre d'affaire augmente pour les enseignes qui ouvrent le dimanche. Conforama, Ikéa, Leroy Merlin ou les commerçants de la zone Plan de Campagne dans les Bouches du Rhône sont unanimes. Jusqu'à 25% de leur chiffre d'affaire serait réalisé ainsi le dimanche, un peu moins que le samedi. Pour ces commerces, on pourrait donc conclure qu'ouvrir le dimanche procurerait un gain substantiel d'activité. Qui dit activité dit emploi et comme les gains pour des consommateurs qui arrivent à des magasins moins fréquentés par des routes moins embouteillées sont également importants, on aurait là une mesure « gagnant gagnant » que quelques archéos combattraient pour le principe.


Il faut pourtant refroidir les illusions de ces commerçants. Ouvrir un jour de plus n'apporte plus d'activité que si les concurrents sont fermés à ce moment. Il en va pour les meubles, les livres, les CD ou les vêtements comme pour les baguettes. Si tous les magasins qui vendent des meubles ou de l'électroménager sont ouverts tous les jours de la semaine, ils vendront autant que s'ils sont ouverts 6 jours par semaine. Si un seul d'entre eux est ouvert le dimanche alors que ses concurrents sont fermés, alors il capte une part importante du marché. Les achats de machines à laver, téléviseurs ou meubles sont plus faciles à faire le dimanche que les jours de la semaine. Celui qui ouvre en solitaire en profite largement. Mais au bout du compte, les consommateurs achètent des chambres d'enfants en fonction du nombre de leurs enfants, de leurs âges ou de la taille de leur logement et pas parce qu'ils peuvent faire leurs emplettes le dimanche. Et ce sera leur revenu qui aura le dernier mot.


A la marge, il est possible que l'on vende un peu plus de livres ou de meubles, achetés impulsivement le dimanche, si les grandes surfaces spécialisées dans ces articles sont ouvertes. Mais les budgets des consommateurs n'étant pas extensibles, les dépenses faites ici seront compensées par des dépenses en moins ailleurs. Années après années, de nouveaux produits, de nouveaux motifs de dépense, de nouvelles stimulations commerciales ou de nouvelles formes de distribution émergent. Ces bouleversements ne modifient pas les contraintes ou les choix des consommateurs.


Dans le cas du commerce aux touristes étrangers, de passage sur notre territoire, l'ouverture le dimanche peut jouer en accroissant les ventes. Les touristes dépenseront moins dans un autre pays ou de retour chez eux. Cet effet positif est largement pris en compte par les dérogations existantes.


En 2003, la législation allemande qui encadrait strictement les plages d'ouverture du commerce de détail a été assouplie. Cela n'a rien changé dans la consommation ou l'épargne des allemands.


Cf le site pour défendre le repos dominical : http://www.travail-dimanche.com

Par Don Camille - Publié dans : Le Mot du Curé
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Dimanche 28 juin 2009

 

Don Henri a été ordonné prêtre ce samedi à Blois, avec 4 autres prêtres et 3 diacres. Il célèbrera une première messe à Montoire Vendredi 3 juillet à 19h.


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En quoi les familles sont-elles concernées par cette année du prêtre ?


« Dans certaines régions, la moyenne d’âge des prêtres oscille entre 70 et 80 ans et il y a une ordination tous les 10 ans... La famille a-t-elle une part de responsabilité dans cette crise ?


Concernant la crise des vocations, je voudrais d’abord dire ceci : chaque prêtre provient d’une famille. Mais les familles ne détiennent pas à elles seules la clef du problème !


Elles partagent avec d’autres communautés ecclésiales la responsabilité de la crise actuelle des vocations. Nous devons être assez humble pour reconnaître nos erreurs. Nous avons trop sécularisé les séminaires, trop couru après l’esprit du monde. Mais l’esprit de Dieu n’est pas celui du monde ! Le compromis est désastreux, surtout quand on s’adresse à des jeunes. Les jeunes ont soif d’absolu, d’idéal, d’exigence, dans le domaine de la pauvreté, de l’obéissance, de la mission apostolique... Qui a envie de se faire missionnaire pour creuser un puit ? Il n’y a pas besoin d’être missionnaire pour cela, un organisme civil peut le faire. Le missionnaire, c’est quelqu’un qui croit que Jésus n’est pas une option et qui l’annonce. Saint Jean nous dit qu’il faut renoncer à soi-même pour suivre le Christ... Si nous voulons attirer des jeunes dans les séminaires, il faut replacer la barre haut ! Et non séculariser encore davantage. Le prêtre, aujourd’hui comme toujours, est appelé à être témoin de l’absolu.


Ceci posé, il est évident que le milieu familial joue un rôle important dans la réponse à l’appel divin. Les familles, comme premier milieu éducatif, peuvent en favoriser l’accueil ou au contraire poser les prémisses d’un éventuel refus à cet appel. L’œuvre éducative de la famille dans le domaine de la foi est bien sûr fondamentale et irremplaçable. Dans la famille (idéalement, cela s’entend), on apprend cette « familiarité » - précisément ! – avec Dieu et les « choses de Dieu », familiarité typique des catholiques qui croient en l’incarnation du Verbe. On apprend à faire le bien et à observer les commandements, dans le respect et l’accueil de tous. On y apprend le sens du sacré, celui du dimanche et du repos hebdomadaire. Chaque famille est appelée à être un vrai cénacle de prière et c’est vraiment dans ce climat que les candidats au sacerdoce peuvent écouter plus attentivement la voix du Seigneur. Dans une famille fervente et engagée sur le plan chrétien, une famille où l’on pratique plus, où il y a davantage de témoignage évangélique, il y a plus de facilité à dire « oui » que dans une famille non croyante et non pratiquante.


Ceci dit, ce ne sont pas les familles qui suscitent les vocations, c’est Dieu lui-même ! Dieu peut pêcher n’importe où, même dans une prison ! Il est assez Grand pour se débrouiller tout seul ! Et il peut se servir indifféremment d’une famille fervente comme d’autres familles. Et sauf cas extrêmes, un (jeune) homme a toujours la liberté de dire oui ou non. … »


Interview de Mauro Piacenza, préfet de la congrégation pour le clergé cf. famillechrétienne.fr

Par Don Camille - Publié dans : Le Mot du Curé
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Lundi 22 juin 2009

Lancement de l’année du Sacerdoce

 

ROME, Vendredi 19 juin 2009 (ZENIT.org) - Dans un monde « assourdissant », il est nécessaire de « créer de nouveaux espaces de silence et d'écoute » pour que la voix de Dieu « puisse être entendue et suivie promptement », a affirmé Mgr Mauro Piacenza soulignant la valeur et l'importance de la prière pour relancer les vocations.

 

A la veille de l'ouverture de l'Année sacerdotale, L'Osservatore Romano a publié une interview du secrétaire de la Congrégation pour le clergé.

 

« Il est nécessaire, dans un monde toujours plus assourdissant, de créer de nouveaux espaces de silence et d'écoute, à travers la direction spirituelle et la confession sacramentelle des jeunes, pour que la voix de Dieu, qui continue toujours à appeler, puisse être entendue et suivie promptement », a ainsi affirmé Mgr Piacenza. « L'unique arme vraiment efficace pour relancer les vocations est donc la prière ! »

 

Interrogé ensuite sur le célibat des prêtres, Mgr Piacenza a affirmé qu'« attribuer au célibat la responsabilité de certains scandales qui concernent des prêtres, serait comme attribuer à la fidélité conjugale la responsabilité de l'adultère ». « Ce n'est certainement pas en abaissant le niveau et en augmentant le degré d'une sécularisation déjà importante que les questions se résolvent », a-t-il ajouté.

 

Pour le prélat, « l'Eglise, à la différence du monde, n'obéit pas à la majorité, admettant qu'il y en ait une, surtout quand celle-ci est le fruit d'une déformation médiatique, plus que de la formation chrétienne ». « L'Eglise obéit à son Seigneur, à son histoire et à la tradition, dans laquelle, mystérieusement, Dieu agit par l'intermédiaire de l'Esprit Saint », a-t-il insisté. 

 

« D'un point de vue des chiffres, il est sous les yeux de tous que là où il y a de la place pour la radicalité évangélique, les vocations fleurissent et se multiplient », a ajouté Mgr Piacenza. 

 

Interrogé sur l'image du prêtre à mettre en valeur au cours de cette Année sacerdotale, le secrétaire de la Congrégation pour le clergé a souligné combien « l'image du prêtre ne peut être que celle de toujours ! » 

 

« Celle que l'Eglise et la doctrine naturelle ont constamment proposé et qui trouve une synthèse splendide dans la figure évangélique du Bon Pasteur », a-t-il ajouté. « Même si notre temps (avec des différences importantes entre l'occident sécularisé et relativiste et d'autres parties du monde où, au contraire, le sens du sacré est encore très fort) vit certaines tensions qui portent inévitablement atteinte au ministère sacerdotal et qu'il sera nécessaire de commencer à corriger, lors de cette Année sacerdotale ».

 

Il a ainsi mis les prêtres en garde contre « la tentation de l'activisme, qui assaille de nombreux prêtres qui, même avec des intentions louables de dévouement total, mettent toutefois en danger leur vocation et l'efficacité de l'apostolat s'ils ne demeurent pas stables dans cette relation vitale avec le Christ, qui se nourrit de silence, de prière, de lectio divina et surtout d'adoration eucharistique ».

 

« Il n'est pas possible d'être vraiment prêtre (...) si on dilue le christianisme, si on ‘horizontalise' le ministère, si on pense que le salut n'est qu'immanent », a-t-il conclu. « Le seul résultat que l'on obtienne avec cela, c'est celui de perdre des fidèles et des vocations ».

Par Don Camille - Publié dans : Le Mot du Curé
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Dimanche 14 juin 2009

L’aumônerie des Jeunes à Montoire


De 12 à 25 ans , une centaine de jeunes de nos paroisses viennent grandir dans la foi et l’amitié grâce à de multiples activités au long de l’année, coordonnées par Don Didier-Marie, aumônier : formation Chrétienne – activités sportives – Jeux – Veillées – Week-Ends – Camps d’Hiver et d’été – rencontres avec des témoins – activités de service – retraites – préparation à la profession de foi et au sacrement de Confirmation, etc …. Ils y apprennent à développer à la fois le sens de Dieu, l’estime de soi et de respect de l’autre, dans un climat d’amitié et de prière pour devenir des adultes chrétiens et responsables.



Les jeunes de l’aumônerie se répartissent actuellement en trois groupes selon les âges :


« Aumônerie 1 » : 11-12 ans

« Aumônerie 2 » : 13-17 ans

« Aumônerie 3 » : post-bac


Merci de votre aide

pour aider à financer toutes ces activités au service des jeunes de nos paroisses (transport, achat de matériel, hébergements, etc …)

  • par un chèque au nom de « aumônerie de Montoire »

  • en proposant à des jeunes de l’aumônerie des travaux d’été rémunérés



Il reste des places pour les camps de cet été !


Colonie de Noirmoutier

du 6 au 26 juillet

1, 2 ou 3 semaines

de 7 à 13 ans


organisé par la paroisse de Montoire

190 € / semaine

(tarifs dégressifs pour plusieurs enfants d’une même famille)

(50 € de réduction

pour les familles du secteur de Montoire)


Camp « sport et spi »

du 21 au 31 juillet

de 12 à 18 ans

dans le Massif Central (St Flour)


Vélo – Randonnée – Canoë

Voile – VTT – Veillées

Prière – Réflexion – Jeux

390 € / pers (réductions au cas par cas, contacter le presbytère)


Renseignements et inscriptions au presbytère de Montoire (02 54 86 54 02)


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Dimanche 7 juin 2009

« Appartenance ecclésiale et co-responsabilité pastorale »



ROME, Jeudi 28 mai 2009 (ZENIT.org) - Plus que des « collaborateurs », les laïcs doivent être considérés comme « coresponsables » de la mission de l'Eglise, a affirmé Benoît XVI lors de l'ouverture du Congrès ecclésial du diocèse de Rome, organisé du 26 au 29 mai sur le thème « Appartenance ecclésiale et co-responsabilité pastorale ».


Le 26 mai dernier dans la basilique de Saint-Jean de Latran, le pape a regretté que « trop de baptisés ne se sentent pas membres de la communauté ecclésiale et vivent en marge de celle-ci ». La mission d'évangélisation concerne « tous les baptisés », a-t-il insisté.


« Il existe encore une tendance à identifier unilatéralement l'Eglise avec la hiérarchie, en oubliant la responsabilité commune, la mission commune du peuple de Dieu », a déploré le pape qui a invité à ne pas concevoir le peuple de Dieu « selon une idée purement sociologique ou politique », en oubliant « la nouveauté et la spécificité de ce peuple qui ne devient peuple que dans la communion avec le Christ ».


Benoît XVI a déploré le fait que beaucoup de baptisés aient « oublié le chemin de l'Eglise » et que « ceux qui ne sont pas chrétiens ne connaissent pas la beauté de notre foi ». « Le mandat d'évangéliser ne concerne pas seulement certains mais tous les baptisés », a-t-il continué en ajoutant que trop de baptisés « vivent en marge » de la paroisse, à laquelle il ne s'adressent « qu'en certaines circonstances pour recevoir des services religieux ».


« Les laïcs sont encore peu nombreux, en proportion du nombre d'habitants sur chaque paroisse qui, tout en se professant catholiques, sont prêts à se rendre disponibles pour travailler dans différents domaines apostoliques ». « Nous ne pouvons pas nous résigner », a poursuivi le pape. « Nous devons reprendre le chemin avec une ardeur renouvelée ».


Pour le pape, il est tout d'abord important de « renouveler notre effort pour une formation plus attentive et pertinente de la vision de l'Eglise » et cela, « non seulement de la part des prêtres que des religieux et des laïcs ».


Il est nécessaire « d'améliorer l'organisation pastorale, afin que, dans le respect des vocations et des rôles des consacrés et des laïcs, on encourage graduellement la co-responsabilité de l'ensemble, de tous les membres du Peuple de Dieu », a-t-il ajouté. « Cela exige un changement de mentalité particulièrement concernant les laïcs » afin de ne plus les considérer comme « ‘collaborateurs' du clergé » mais de « les reconnaître réellement comme ‘coresponsables' de l'être et de l'agir de l'Eglise, en favorisant la consolidation d'un laïc mûr et engagé ».


« Cette conscience commune de tous les baptisés d'être Eglise ne diminue pas la responsabilité des curés », a enfin expliqué le pape. « Il vous revient justement à vous, chers prêtres, d'encourager la croissance spirituelle et apostolique de tous ceux qui sont déjà assidus et engagés dans les paroisses : ils sont le noyau de la communauté qui servira de ferment pour les autres ».

 

Par Don Camille - Publié dans : Le Mot du Curé
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